Stop au nucléaire

Centrale du Bugey : attention danger !

Les militants d’Europe Ecologie Les Verts fortement mobilisés

 

 

 

 

 

L’Allemagne abandonne le nucélaire !

Après bien des atermoiements, la catastrophe de Fukushima Daiichi a finalement eu raison de l’énergie atomique outre-Rhin. L’Allemagne a décidé officiellement hier de fermer toutes ses centrales nucléaires d’ici 2022, répondant ainsi à la pression de l’opinion publique allemande, depuis longtemps plutôt hostile à cette énergie.
La CDU d’Angela Merkel, mais aussi la CSU, son allié bavarois, et les libéraux du FDP ont décidé solennellement de faire sortir l’Allemagne du nucléaire. Concrètement, le parc nucléaire allemand sera progressivement démantelé. D’ici 2022, plus aucune centrale allemande ne produira d’électricité.


Le 18 mai 2011 0 à Châtillon-sur-Chalaronne

Conférence : sortons du nucléaire !

par Patrick Monnet de Rhône-Alpes sans nucléaire

à Châtillon-sur-Chalaronne.

Le 18 mai dernier, Patrick Monnet de l’association Rhône-Alpes sans nucléaire a tenu une conférence très intéressante, très documentée et complète sur la question du nucléaire en France.
Patrick Monnet de Rhône-Alpes sans nucléaire explique les dangers du nucléaire
Patrick Monnet de Rhône-Alpes sans nucléaire explique les dangers du nucléaire
Nous avons bien entendu en tête, les catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima. Mais inutile d’aller si loin. Le danger est aussi à notre porte. Dans l’Ain, la centrale du Bugey est une des plus anciennes de France et une des plus vétustes.

*Centrale du Bugey

  • En 2008, l’IRSN a évoqué une contamination de tritium dans les nappes. La CGT évoque des problèmes de maintenance, des pièces de rechange manquantes, des problèmes de renouvellement de compétences et lemanque de suivi régulier des dosimètres.
  • Séisme : un autre risque important pour le Bugey d’autant que le Rhône, source d’eau potable, se situe juste à proximité de la centrale.

ICEDA(Installation de conditionnement et d’entreposage des déchets activés)

Le bâtiment est prévu pour durer 50 ans. Et après ? Que vont devenir ces déchets? Iceda émet 5 fois plus de radioactivité que le site du Bugey !

-7 associations dont l’association de défense de l’environnement située à Hyères-sur-Amby ainsi que la CRIIRAD ont déposé un recours devant le Conseil d’Etat pour obtenir l’annulation du décret.
La centrale du Bugey
La centrale du Bugey

Le nucléaire : un gouffre financier

*Le réacteur EPR à Flammanville :
  • 3.3 milliards d’euros
  • l’EPR présente les mêmes risques que les réacteurs actuels : déchets, risques d’accidents.
  • Le projet implique la construction de 400 à 900 pylones de 35 à 75 m selon les modèles en plein coeur des campagnes bretonnes !
-Les autorités de sûreté nucléaire britannique, finlandaise et française ont publié une déclaration commune pointant un grave défaut de conception de l’EPR :problème de défaillance entre le système de contrôle commande et le système de contrôle secours.

Nucléaire : mensonges d’Etat

-L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) dénombrait en 2005, 4000 morts liés à Tchernobyl. Une position dénoncée comme négationniste par les associations de défense de l’environnement. Elles chiffrent le nombre de morts liés à Tchernobyl à près d’1 million!
-Les pays qui utilisent beaucoup de nucléaire produisent beaucoup de CO2 contrairement aux idées reçues !

Comment faire autrement ?

Le scénario Négawatt né en 2003 est bâti autour de 3 points :
  • supprimer les gaspillages
  • réduire les pertes
  • produire l’énergie nécessaire
En 2050, 64% d’économies possibles, division par 4 des émissions de gaz à effet de serre.
D’autres pratiques à priivilégier :
  • Installer des poêles à bois à granulés.
  • Favoriser la production d’eau chaude solaire
  • Valoriser le biogaz en cogénération
  • Favoriser le micro-cogénération à domicile
  • Favoriser les études de développement de l’éolien

ENERCOOP

Née en 2005, ENERCOOP est une coopérative de production d’électricité, une société d’intérêt collectif.
  • Approvisionnement direct à 100% auprès de producteurs d’énergies renouvelables
  • Réinvestissement des bénéfices dans de nouvelles sources de production.
  • Exemples de producteurs : centrales hydrauliques, toits photovoltaïques, éoliennes, etc. ENERCOOP contacte ces sociétés pour savoir si elles acceptent de vendre leur électricité à ENERCOOP.
  • Pour le consommateur : aucune modification des installations, du compteur, pas d’engagement dans la durée, ni de frais de résiliation. ENERCOOP se charge de résilier le contrat en cours avec EDF. Aucun risque d’interruption de fourniture. Les prix : 14.5 centimes chez ENERCOOP, 11 centimes chez EDF.
Plus d’infos sur : http://www.enercoop.fr/

le 23 avril 2011
Une centaine de manifestants devant la centrale du Bugey !
Les manifestants ont réalisé un die-in devant les portes de la centrale du Bugey
Les manifestants ont réalisé un die-in devant les portes de la centrale du Bugey
Une petite centaine de manifestants se sont réunis samedi matin devant la centrale du Bugey pour commémorer les 25 ans de Tchernobyl (la catastrophe est survenue le 26 avril 1986). Membres d’Europe Ecologie-Les Verts, du Réseau Sortir du Nucléaire, du NPA, de la CNT (Confédération Nationale du Travail), petits et grands, tous ont répondu à l’appel lancé il y a quelques semaines par le réseau Sortir du Nucléaire. Objectif : se rassembler devant toutes les centrales de France pendant le week-end end de Pâques pour réclamer davantage de transparence dans ce domaine et un véritable programme politique permettant de sortir du nucléaire.

L'article du PROGRES paru le dimanche 24 avril
L’article du PROGRES paru le dimanche 24 avril

Communiqués de presse de Michèle Rivasi

  • Inquiétude après l’incendie de la centrale du Tricastin. MeteoFrance.com


Le 14 mars 2011
COMMUNIQUE d’EUROPE ECOLOGIE LES VERTS

Japon : 2e plus grave accident de l’histoire du nucléaire après Tchernobyl

Europe Ecologie-Les Verts apporte tout son soutien aux victimes du séisme et du tsunami qui ont dévasté les côtes du nord est du Japon. Nous sommes toutes et tous sous le choc de l’accident nucléaire en cours qui vient dramatiquement aggraver la situation.
Suite au séisme et au tsunami, les réacteurs concernés se sont arrêtés automatiquement. Sur le réacteur de Fukushima Daiichi 1, le système de refroidissement de secours ne s’est pas enclenché provoquant une difficulté à refroidir le réacteur et une surpression majeure. Les autorités ont fait évacuer une zone de 3km puis 10 km autour de la centrale et ordonnent maintenant le confinement dans une zone encore plus large.
Une explosion probablement d’hydrogène s’est produite entraînant l’effondrement du toit et des murs. Le réacteur serait partiellement en fusion. Cet accident illustre dramatiquement ce qu’il se passe quand les circuits de secours ne marchent pas en cas de panne d’électricité. Ce n’est pas le séisme qui a engendré directement l’accident mais bien un dysfonctionnement du circuit de refroidissement de secours.

Le Japon est un pays extrêmement bien préparé au risque sismique et nucléaire mais l’accident majeur qui le frappe aujourd’hui nous rappelle qu’il est impossible de garantir un risque zéro.

Il souligne la gravité du manquement à la sûreté sur les 34 réacteurs français pour lesquels l’ASN a déclaré le 7 février un incident avec cette phrase particulièrement inquiétante : « En situation accidentelle, pour certaines tailles de brèche du circuit primaire principal, l’injection de sécurité à haute pression pourrait ne pas permettre de refroidir suffisamment le cœur du réacteur. »
Les défaillances des groupes électrogènes de secours relevées quelques semaines après sont aussi préoccupantes.
EELV demande que les leçons de l’accident de Fuckushima soient immédiatement tirées et que les réacteurs français pour lesquels le système d’injection de sécurité est incertain soient arrêtés par principe de précaution et responsabilité.
Jean-Louis Roumégas, Porte Parole
Djamila Sonzogni Porte parole
Hélène Gassin
Denis Baupin

Le projet ICEDA : à surveiller de près…

ICEDA est l’acronyme d’Installation de Conditionnement et d’Entreposage de Déchets Activés.
L’installation sera classée dans la catégorie des Installations Nucléaires de Base (INB) qui regroupe les installations nucléaires les plus dangereuses.

Le chantier Iceda à Saint-Vulbas

Elle est dédiée au conditionnement et à l’entreposage, c’est-à-dire au stockage temporaire de déchets radioactifs. Elle doit être implantée à l’intérieur du périmètre du Centre Nucléaire de Production d’Electricité (CNPE) du Bugey, dans l’Ain, où EDF exploite déjà 4 réacteurs nucléaires. Si le projet aboutit, les bâtiments seront construits à l’extrémité sud du site nucléaire, en bordure du Rhône. Le
choix du site ne manque pas d’étonner : en matière de gestion des déchets radioactifs, l’eau constitue la principale menace. En l’occurrence, ICEDA va se trouver en bordure immédiate du Rhône et à
quelques mètres seulement au-dessus de la nappe alluviale.
Des déchets radioactifs venus de toute la France !
Il s’agit tout d’abord de déchets dits MA-VL (moyenne activité à vie longue) et MA-VC (moyenne activité vie courte) générés par le démantèlement d’installations arrivées en fin de vie : le réacteur à eau lourde de Brennilis dans le Finistère, le réacteur A de Chooz, dans les Ardennes, le surgénérateur Superphénix, en Isère et les réacteurs de la filière UNGG : Saint-Laurent-des-Eaux (A1 et A2), dans le Loir-et-Cher, Chinon, (A1, A2 et A3), en Indre-et-Loire, et Bugey 1, dans l’Ain.
Les déchets correspondent pour l’essentiel à des structures métalliques activées (rendues radioactives par leur exposition au flux de neutrons produit par la fission des noyaux) : barres de commande, tubes de force et de guidage, viroles de cuves, plaques de fond de cuves, etc.
A cela se rajoutent les déchets de graphite (dans les réacteurs UNGG, le graphite était utilisé comme modérateur : c’est-à-dire pour ralentir les neutrons, les rendant ainsi plus efficaces pour provoquer la
fission des noyaux d’uranium 235). Seront également entreposés à ICEDA les 1378 crayons source de Chooz A (MAVL) qui ont séjournés dans le réacteur et sont donc irradiés.
ICEDA accueillera aussi les déchets activés provenant de l’exploitation et de la maintenance lourde des 58 réacteurs nucléaires encore en fonctionnement. EDF signale que sont notamment concernés
(dans un premier temps) les éléments de structure et d’instrumentation au coeur des réacteurs (grappes fixes et mobiles, tubes de support…)
D’importants rejets dans l’environnement !
EDF sollicite pour cette installation des autorisations de rejets de polluants radioactifs dans l’air et dans le Rhône. Nous avons reproduit dans le tableau ci-contre les chiffres qu’EDF a publiés comme rejets maximums qu’elle prévoir pour ICEDA. On peut constater que l’exploitant s’attend à des rejets de tritium dans l’air assez colossaux : 8 fois supérieurs aux rejets actuels de l’ensemble des installations du site nucléaire du Bugey.
Quand et pour combien de temps ?
EDF avait adressé son dossier de demande d’autorisation de création à l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) en octobre 2005. L’enquête publique s’est déroulée du 13 juin au 13 juillet 2006 et
s’est terminée sur un avis favorable du commissaire-enquêteur. De nombreux éléments manquant dans le dossier, EDF a dû le compléter à plusieurs reprises en décembre 2007, octobre 2008 et avril 2009. L’autorisation ministérielle a finalement été accordée à EDF le 23 avril 2010 (décret n°2010- 402 publié au JO du 25 avril 2010). La date de mise en service reste incertaine : ce qui est certain
c’est que ce ne sera pas à l’échéance de 2011 qu’EDF mentionnait dans son dossier de référence. Le décret d’autorisation indique que la mise en service doit intervenir dans un délai maximum de 10
ans à compter de la publication du décret (soit avril 2020 comme date butoir.) Cependant, dans l’un de ses documents, le groupe RAZEL, qui a obtenu le marché des travaux de génie civil mentionne…2024. Tout cela fait un peu désordre.
La durée de fonctionnement pose également question : EDF précise dans son dossier que « la durée de vie prévue de l’installation est de 50 ans. » Le terme « prévu » est essentiel. En effet, le décret d’autorisation s’est bien gardé de mentionner la durée-comme le permet pourtant la réglementation des INB. Etant donné que le site va recevoir des déchets des réacteurs en exploitation et en démantèlement, il s’agit assurément d’un site pour le long terme.
PROJET ICEDA : pourquoi saisir la justice ?
ARGUMENT N° 1: les citoyens ont été privés de leur droit de participer effectivement au
processus de décision.
ARGUMENT N° 2 : le dossier soumis à enquête publique est entaché de graves irrégularités.
Lisez l’article du PROGRES
Le décret ICEDA-BUGEY attaqué par 7 associations
7 associations (*) ont déposé lundi 28 juin 2010 un recours devant le Conseil d’Etat pour obtenir l’annulation du décret n° 2010-402 autorisant EDF à créer une installation dénommée ICEDA-Installation de Conditionnement et d’Entreposage de Déchets Activés sur la commune de Saint-Vulbas (Ain), près de la centrale nucléaire du Bugey. Ce décret a été publié au journal officiel le 25 avril 2010.
MAUVAISE NOUVELLE !
Fin janvier, les associations ont reçu une mauvaise nouvelle. Le recours déposé devant le Conseil d’Etat a été rejeté. La raison : pas assez d’associations locales concernées par le projet. Pour autant, les associations ne baissent pas les bras et envisagent d’employer d’autres moyens de recours.
20080417_011835
*ICEDA : UN PROJET CONTROVERSE
Lisez les articles du PROGRES
La porte-parole du réseau Sortir du Nucléaire de Cornouailles dénonce un projet annoncé comme provisoire mais qui pourrait s’avérer permanent. Lire la suite…
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Publié le 14/06/2011, dans Côtière, Nucléaire, et tagué , . Bookmarquez ce permalien. Commentaires fermés sur Stop au nucléaire.

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